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SIGEF 2015 : À la recherche d’ «une pensée pour l’humanité»

« Une pensée pour l’humanité », ce projet idéaliste et futuriste qui séduit

Cyril Léger, en compagnie de quatre autres de ses camarades ont développé un projet ambitieux visant à développer une vision, une pensée globale qui serait à même de faire barrage à la tradition utilitariste, rationnelle et individualiste de la pensée de l’être humain. Traverser son esprit en tentant de faire miroiter une pensée d’intérêt privé à une pensée d’intérêt commun et public est un exercice périlleux et complexe autant que l’enjeu est révolutionnaire. Interview.


 

Comment votre association s’y prend pour favoriser la conscience de la nécessité de penser global de nos jours ?

Nous avons décidé d’utiliser le mode de la caméra et de la micro-interview dans laquelle nous posons une simple question : quelle pensée souhaiteriez-vous offrir au monde si elle pouvait vous entendre ici et maintenant ? Par le biais de cette interrogation, nous essayons d’évoquer chez chacun d’entre nous la curiosité de se poser la question du bien commun.

Est-il facile de formuler des intérêts généraux, étant donné que l’être humain est individualiste par essence ?

On voit bien toute la difficulté, toute la complexité qu’il y a à formuler une pensée pour l’humanité dans sa globalité. On sait très bien formuler de nos jours des pensées individualistes qui nous concernent et qui nous font du bien mais dès que l’on essaie d’ouvrir ce champ et de poser la question des besoins et des biens auxquels aurait besoin la globalité de la planète, on retrouve un spectre très large de possibilités qui nous demandent une réflexion approfondie sur le sujet. Il y a toutefois eu des êtres très éclairés qui ont vécu sur cette planète comme Martin Luther King, Nelson Mandela ou encore Gandhi et qui ont su aller sur le chemin de l’humanité et avec une vision globale sans penser en termes de races ou d’exclusion. Et aujourd’hui, je pense qu’il est temps – non seulement avec notre association « une pensée pour l’humanité » mais avec tant d’autres également – de suivre leurs traces et d’ouvrir les gens à ce genre de causes; que pouvons-nous offrir à la population dans toute sa diversité ?

Dans votre projet vous vous référez beaucoup à de grandes figures telles que Gandhi, Nelson Mandela ou encore Martin Luther King. Il faut des références de personnalités connues pour parvenir à sensibiliser la population civile et les politiques ?

Je dirais que dans le cadre de notre association, ces références peuvent être utiles mais pas forcément nécessaires. Aujourd’hui, notre société est en plein processus de mise à jour et donc nous sommes tentés de nous rattacher à quelques grands points de repères qui nous ont portés jusqu’ici. Mais – même si la nécessité n’est pas absolue – de notre côté, nous nous servons beaucoup de l’image de ces grandes personnalités, surtout car la phrase de Gandhi – concernant le changement que l’on souhaiterait voir dans le monde de manière immédiate – constitue le point de départ de notre démarche. Pour nous, c’est ce qui a fait permuter l’ancien paradigme du monde vers le nouveau qui prévoit justement un changement collectif issu d’une prise de conscience de chaque individu. Comment nous-mêmes nous donnons-nous à ce changement de paradigme et acceptons nos propres transformations ? Toute cette réflexion ouvre une piste nouvelle à la sociologie qui se porte garante d’observer les individus dans leur action.

Quelles attentes avez-vous du SIGEF 2015 ?

Le but de notre participation au SIGEF est principalement de faire connaître notre association, de proposer aux gens d’y participer, d’offrir leur pensée pour le monde. Et notre proposition va tenir sur une année – nous aider à réaliser ce même projet dans six grandes villes d’Europe pour aller recueillir les pensées des gens – et puis en septembre 2016, nous organisons un « challenge » que j’espère être le plus large possible dans lequel nous redemanderons aux personnes qui veulent y participer d’offrir une pensée pour le Monde et de vivre réellement cette pensée quotidiennement pendant 30 jours. Soit vivre en quelques sortes le changement que nous souhaitions voir dans le monde et incarner chaque jour avec notre créativité notre rêve pour aller le partager ensuite sur les réseaux sociaux afin de créer une vague extrêmement forte de pensée positive et collective.

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About Yves Di Cristino (292 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Étudiant en sciences sociales et politiques à l'Université de Lausanne.

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