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Kallagan: « Le Lido est l’endroit parfait pour tourner mon DVD »

Un stand-up taquin et délirant

Les filles vont adorer... Tendre père de famille, Kallagan enfile un costume, vante son physique et témoigne de tous les péchés mignons qui constituent la gente féminine. Dans un ton quasi autobiographique, son spectacle met ainsi à l'honneur les femmes et il l'affiche ouvertement. Rencontre.

« Le spectacle préféré des filles… » ? C’est un titre réaliste…

Il s’est appelé comme ça longtemps et après on a enlevé ce titre parce qu’il paraissait un peu prétentieux. Mais en tous cas, il est complètement dédié à toutes les femmes du monde qui vont avoir des enfants ou qui en ont eus. Je parle vraiment de ça dans mon spectacle et c’est une manière de se mettre un peu à la place de toutes ces femmes; vivre ce qu’elles endurent pour nous faire plaisir, nous faire des enfants. Chose que nous ne pourrions pas faire, nous, les hommes. Et heureusement d’ailleurs ! Et bien évidemment, tout cela est raconté sur un ton un peu « trash », sans filtre et ça fait rire même les personnes qui n’ont pas d’enfant. Je suis content pour ça.

Tu as donc un public très ouvert. Ton spectacle ne d’adresse justement pas uniquement aux filles, ni même uniquement à ceux qui ont des enfants,…

Oui, les célibataires, les couples (avec ou sans enfants), grands-parents,… C’est vraiment ouvert à tout le monde.

Ton spectacle est très bien construit, avec un ton un peu autobiographique et très chronologique et avec des flashbacks et des apartés de temps en temps…

Tout cela est long à mettre en place. C’est beaucoup de travail. Il faut toujours tester et re-tester, démêler, re-mêler, changer l’ordre ou encore retravailler les transitions, les chutes, le timing; parce qu’il faut faire attention à ne pas aller trop loin quand je fais des sorties et il faut revenir au bon moment. Tout cela équivaut aussi aux moments d’improvisation que j’impose dans mon one-man show; il faut savoir revenir à l’endroit-même où j’ai laissé mon spectacle. Tout cela constitue donc travail récurrent. Le public aime voir un spectacle qui est « carré », que l’artiste maîtrise son texte. On arrive jamais au top avec ce genre de travail parce que plus on joue son spectacle, plus on gagne en maturité et plus on va tester de nouvelles choses. Le show se bonifie avec le temps, c’est comme pour le vin en fait.

Au début du spectacle, tu as pris un petit instant pour raconter quelques anecdotes sur la Suisse. J’ai cru comprendre que c’est un pays que tu aimes beaucoup…

Bien sûr ! La première chose que je ressens quand le train arrive en Suisse, c’est la sérénité des gens. Un de mes amis, Manu qui travaille dans la finance et qui a longtemps vécu à New-York, a choisi Genève après s’être décidé – non facilement – à quitter sa ville. Et il en ressort qu’il n’a rien perdu en qualité de vie, il est très heureux d’être là alors qu’il appréhendait vraiment son départ des États-Unis. Or, maintenant, il changerait son cadre de vie pour rien au monde; le bord du lac, les écoles, etc… Ici, en Suisse, on est dans une autre énergie et ce n’est pas pour rien qu’autant de nationalités y soient représentées. Je crois que le pays met tout en œuvre pour que les gens n’aient pas envie de partir. Et ça, pour un Français, ça veut dire beaucoup. Les Suisses sont vraiment décontractés et l’humour passe bien. On va pas loin mais on voyage.

Retour au Lido Comedy & Club de Lausanne; tu y as déjà fait plusieurs passages pour ton ancien spectacle… C’est toujours un plaisir de revenir ici !

Ah oui. Le Lido est vraiment un des rares petits théâtres (par la capacité avec 130 à 140 places, je pense). Mais c’est un lieu qui garantit les meilleures conditions d’accueil aux artistes avec Thomas (ndlr, le programmateur de la salle) et Nathanaël (ndlr, le régisseur). La salle est très atypique est c’est très agréable d’y jouer avec diverses configurations; ce soir, il y avait moins de monde, donc on a fermé le rideau sur la scène. Hier, en revanche, la scène était toute ouverte parce qu’il y avait plus de spectateurs… C’est un décor vraiment atypique composé de ses plantes qui tombent sur les murs, les canapés et on y est vraiment bien reçus. On aimerait venir y jouer toutes les semaines mais c’est bien sûr pas possible (rires) parce que tout le monde veut venir et donc il faut attendre son tour. C’est un lieu vraiment extraordinaire et je pense venir faire mon DVD ici l’année prochaine. Je ne voulais pas le faire dans un théâtre comme tout le monde, je voulais sortir un peu des sentiers battus et je pense qu’ici, c’est l’endroit parfait.

Il y avait Gad Elmaleh ce soir à la télévision. Tu as tout de même bien géré la concurrence…

Oui mais bon, je pense toutefois qu’il a fait plus de spectateurs que moi (rires)… Après c’est un autre niveau. Gad a déjà 20 ans de carrière et ses spectacles font l’objet de millions de billets vendus, d’audimats télévisuels incroyables. Je suis d’ailleurs curieux de voir quel score il a fait ce soir sur TF1, mais ça doit être élevé… Il n’y a rien à dire, c’est une autre sphère.

On en parle de ton anniversaire ce soir ? C’est un anniversaire de scène aussi ?

Ouais, on va dire que je fête souvent mon anniversaire sur scène, sauf quand ça tombe un dimanche. Mais j’ai l’habitude depuis 10 ans. C’est une autre année qui démarre et on verra bien ce qu’il va se passer. Mais pas encore de stress; j’attends les 40 pour commencer à me mettre un peu de pression. Mais sinon, c’est cool, on va aller boire des coups et on va fêter ça tranquillement.

Cela fait combien de temps que tu joues ce spectacle ?

Celui-ci est né le 3 juillet dernier. Donc, il n’a pas encore une année. Il a été écrit quand j’ai fait les premières parties de Fabrice Éboué pendant un an et demi sur toute sa tournée et c’est lors de ces occasions que j’ai pu tester tous les soirs mes blagues. Il a ensuite pris forme au Point Virgule (Paris) le 3 juillet 2014 et il évolue désormais petit à petit.

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About Yves Di Cristino (371 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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