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Lausanne : Paloma Faith fait pétiller les Docks

Ce dimanche 15 février, la scène des Docks a accueilli la reine de l’électro-soul british.

Photo: epicpublicity.com

Dès l’ouverture des portes, la salle n’a pas tardé à se remplir bien qu’elle n’affichait pas complet pour cette date ; la chanteuse aux airs de Babydoll sortie des 70’s, qui se démarque par son style rétro, voir excentrique n’étant pas encore extrêmement connue, d’autant moins en Suisse. Mais il y a fort à parier qu’elle y remédiera rapidement car, dans le mois qui suit, son troisième album intitulé A Perfect Contradiction et produit par Pharrell Williams verra le jour. Après le succès qu’a eu son prédécesseur Fall to Grace sorti en 2012 et classé 2ème dans le Top UK, on dirait bien que l’artiste de 33 ans ne va pas tarder à se faire une place bien solide dans le monde de la musique outre les frontières d’Albion.

Les premières notes se sont faites entendre aux alentours de vingt heure ; c’est le très touchant et prometteur Jake Isaac qui a ouvert la danse et gagné le cœur et les applaudissements du public en moins d’une chanson. Ce jeune homme également venu d’Angleterre a touché à une guitare pour la première fois de sa vie il y a seulement cinq ans et en a pourtant fait des merveilles. Sans parler de sa voix incroyablement puissante, qui n’a laissé personne de marbre. Expérience (trop) courte mais intense. Et c’est après une demi-heure d’attente dans le vide (pour ne pas dire au bar – restons décents) que la raison de la venue de tout ce monde, en grande partie anglophone, a fait littéralement irruption sur scène en débutant par un titre relativement enjoué. Explosion de couleurs et de vivacité dès les premiers instants, auditivement comme visuellement parlant. Après l’introduction, la chanteuse s’est essayée à un français édulcoré et a tenté de communiquer avec les autochtones dans leur dialecte. La langue de Molière n’est effectivement pas à la portée de toute le monde, mais la foule apprécia le geste : quelques plaisanteries et tout autant de cris de masse plus tard, l’indéniable et charismatique Paloma Faith avait le public dans la poche.

Le deuxième morceaux joué était issu de son premier album Do You Want the Truth or Something Beautiful ? et ceux qui suivirent sonnaient tantôt clairement soul, avec les paroles à thèmes love et heartbreak incluses, notamment dans le titre Only love can hurt like this, tantôt un peu plus pop, voir même parfois rock avec un solo de guitare assez inattendu. Quoiqu’il en soit, Paloma Faith a le mérite d’avoir dépoussiéré la soul et ranimé un dimanche soir comme personne. Entre pas de danse allumés avec sa choriste et poussées de voix énergiques, l’artiste qui s’illustre également en tant qu’actrice s’éclate sur scène et ça se voit. Lorsque le dernier titre est arrivé, les musiciens ont confié qu’ils n’étaient pas très difficiles à convaincre pour un bis, qui se transforma finalement en deux chansons supplémentaires. Une chose est sûre, Paloma Faith a réussi à rendre son univers vivant sur scène et faire vibrer la salle. Bonne humeur garantie à la sortie.

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About Daniella Gorbunova (14 Articles)
Etudiante et rédactrice active pour la section "Culture".

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