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Entretien avec Thomas Wiesel, l’étoile grandissante de l’humour romand (avec Nathanaël Rochat)

En léger manque de préparation et entre deux slams, le jeune prodige Thomas Wiesel a fait le show, ce jeudi soir au Lido Comedy & Club de Lausanne. En plein rodage de son spectacle, la jeune pousse issue du Banane Comedy Club a démontré avec panache l'étendue de sa puissance comique. Rencontre avec un jeune humoriste plein d'entrain.

festivalcite.ch

Photo: festivalcite.ch

Thomas, le Banane Comedy Club [ndlr, festival universitaire organisé par Fréquence Banane] a été un grand tremplin pour ta carrière…

T.W.: Bon, j’ai eu beaucoup de chance parce que quand j’ai commencé l’humour, je galérais à trouver des scènes et trois mois plus tard, le BCC a été lancé. Donc c’était le bon timing. J’avais déjà pris la décision de me lancer dans l’humour et le petit avantage que j’avais par rapport aux autres est que j’avais déjà quelques petits mois d’avance dans l’écriture. Le BCC m’a ouvert aux premières scènes et m’a fait rencontrer beaucoup de monde tel que Nathanaël Rochat [présent, intervient Nathanaël Rochat] qui était dans le jury et était un de nos coach. On s’est tout de suite bien entendu et un jour, il m’a demandé s’il pouvait emprunter une de mes blagues [une blague sur Liane Foly, se tournant vers N. Rochat] (c’était surtout pour me flatter) et c’est comme ça qu’on a commencé à collaborer. Donc ça m’a mis dans le bain, en effet. C’était tellement sympa le BCC, je garde souvent des contacts avec eux. Dès qu’ils font un évènement, ils gardent toujours une petite place pour moi. Et maintenant, ils me paient puisqu’ils savent que je suis pro, ce que je trouve très sympa. J’ai commencé avec eux gratuitement et au lieu d’abuser de cela, ils me rémunèrent donc c’est très positif. Donc le BCC m’a vraiment montré que le chemin était possible et m’a fait connaître des gens qui faisaient la même chose que moi. Parce qu’au début, tu es tout seul dans ta chambre, tu ne sais pas par où commencer, tu envoies des e-mails et tu sais que les personnes qui travaillent dans le milieu en reçoivent des centaines et par conséquent ils ne te répondent pas. Donc à l’université, c’était le moyen de faire les premier pas et maintenant voilà. Mais pas tout le monde n’a réussi, heureusement d’ailleurs parce qu’il n’y a pas la place pour tout le monde. Mais c’est vraiment génial de voir que le Banane Comedy Club continue. Ils en sont à la quatrième édition je crois. Les trois premiers gagnants ont été Marina Rollman, Alexandre Kominek et moi. Nous sommes tous les trois actifs et ça nous a bien lancé dans notre carrière. Donc vraiment, s’il y a des jeunes humoristes, il faut commencer par là. indéniablement.

Nathanaël [ndlr, il a assuré la première partie du spectacle], le courant est vite passé entre toi et Thomas. Sur scène, vous vous lancez beaucoup de pics comme si vous vous connaissiez depuis longtemps.

N.R.: Oui, ça fait trois ans ! [Pour toi c’est une éternité, pour moi c’est plus relatif, en s’adressant à Thomas qui rit]. On se lance des pics pour faire rire. Si on veut passer sa vie à se moquer du monde, il faut être capable d’en encaisser un petit peu.

T.W.: Pas tous les humoristes n’aiment bien quand on se moque d’eux. Nous, ça nous fait rire mais d’autres se vexent…

N.R.: Nous, en tout cas, on fait semblant de prendre ça bien. On fait semblant d’être fair-play et d’apprécier. Mais en dedans, je fulmine, quoi (rires). Je suis vert de rage. Après, au niveau de la complicité, je trouve que c’est important…

T.W.: Après Nath, on a eu de la chance de se trouver…

N.R.: Tu as eu de la chance de me trouver… Moi j’allais très bien même avant ! (rires)

T.W.: On a un peu les même influences (anglo-saxonnes, américaines, anglaises). Et peu de monde font la même chose que nous. Au niveau de la génération, il y a un plus gros pourcentage mais avant Nath, il n’y avait vraiment personne qui faisait ce qu’il faisait: entrer sur scène totalement dépouillé, parler au public et faire rire. Aujourd’hui, tout le monde a sa mise en scène, son personnage, un background de comédiens

N.R.: Tu veux dire que je suis un pionnier (rires).

T.W.: Et du coup, on s’est tout de suite entendus sur la forme. Nous, ce qu’on voulait, c’était écrire des vannes et rire. Sur scène, aujourd’hui, c’était visible. On connaît pas nos texte, on lit nos feuilles, on est vraiment brouillon… et ça, les pros du théâtre et les anciens de l’humour, ça les met hors d’eux. Car c’est considéré comme une faute professionnelle. Alors que nous, le but est de faire rire et on d’en fout un peu comment. On le fait avec nos armes. Il [Nathanaël] n’est pas comédien, je ne suis pas comédien… On a une palette qui est vraiment restreinte et, du coup, quand je l’ai vu, ça a été un déclic ! Parce que si tu écris bien, tu n’as pas besoin de sur-vendre ton texte. Parce qu’aujourd’hui, on a de plus ne plus tendance à le voir… Pour des petites blagues, certains le vendent exagérément pour faire rire le public. Or chez Nath, c’est pas du tout cela. C’est le texte en lui-même qui est drôle et il s’adapte au public qui rigole. Donc ceci était très attrayant chez lui et j’ai tout de suite trouvé une complicité et au bout d’un moment, il a trouvé drôle de m’avoir (rires). En tout cas, maintenant, on a vraiment de la chance de travailler ensemble car l’humour reste quand même un métier solitaire. Donc si tu peux éviter d’aller au Locle [ndlr, ville de Suisse située dans le canton de Neuchâtel] tout seul, c’est une occasion que tu saisis. Ainsi, je trouve que c’est vraiment important d’avoir des amis et des complices dans le milieu car on est seul sur scène, on est seul quand on écris, on est souvent un peu seuls la journée parce que c’est le soir qu’on fait les représentations. Donc avoir un ami qui a la même vie, qui peut répondre au téléphone quand ça va et quand ça ne va pas, c’est vraiment du luxe. Ça va au-delà de l’humour. On a vraiment une connivence professionnelle et on peut se soutenir quand c’est la galère… On aurait dû faire l’interview avant le verre de cocktail, parce que là ça devient le confessionnal du Loft Story… (rires)

Vous écrivez tout le sketch ensemble ?

T.W.: Non. On n’écrit rien ensemble. De temps en temps, on s’envoie nos textes et quelqu’un propose une amélioration à l’autre que l’on accepte ou pas. Si c’est Nath qui me la propose, je l’accepte et l’inverse, il ne l’accepte pas (rires). Mais on a un avis sur le travail de chacun et on est un peu un test pour l’autre et il y a une émulation. Quand tu vois quelqu’un faire quelque chose, tu essaies de le refaire en mieux. Et je pense d’ailleurs que notre stand-up ne signifierait plus rien si on commençait à avoir des auteurs parce que nous ne sommes pas comédiens. Donc si nous n’écrivons pas le texte que l’on défend, autant le faire jouer par son propre auteur… Il le ferait beaucoup mieux. Nous, au niveau du jeu, nous n’apportons rien.

J’ai l’impression qu’il y a une part d’improvisation dans ton spectacle. je me trompe ?

T.W.: Non, malheureusement c’est parce que c’est mal joué et mal appris. Comme je ne suis pas comédien, je ne sais pas faire semblant avec quelque chose que j’ai appris par cœur. Je n’apprends rien par cœur. Je révise le thème, je vérifie la chute et ensuite je me lance. Du coup, j’en rate et en oublie une bonne partie. Ça a souvent l’air spontané et on me demande souvent si c’est de l’impro. Alors c’est à moitié vexant parce que, d’un côté, cela signifie que du point de vue de la spontanéité, c’est réussi mais, de l’autre, les gens pensent que je n’ai pas bossé. Donc je le dis, il y a très peu d’impro. Il y en a quand je me trompe dans mon texte et que j’essaie de réparer mais sinon le 95% des rires étaient écrits.

Nathanaël, tu as cette particularité de donner de l’énergie tout en donnant l’impression de ne pas l’avoir toi-même. En ce sens, votre manière de jouer est un peu paradoxale…

N.R.: Oui, c’est un peu le principe de l’électricité, de créer une tension… (hésitations). J’ai l’impression que si l’on est trop énergique, il y a de plus grandes attentes qui sont créées. Tandis qu’avec ma manière de jouer, les attentes sont généralement basses mais les gens sont également souvent surpris en bien. Après, je ne sais pas. J’aimerais bien chercher des explications mais le fait est que je suis mou. Par contre, je suis remonté à la Vallée de Joux, chez moi, et j’ai remarqué qu’il y a pas mal de gens qui ont ce tempérament-là (rires). Ce côté: « Je dis 60 mots par jours », on prend trois heures pour répondre,… Et j’ai vraiment retrouvé pire que moi.

T.W.: Mais tu t’es domestique maintenant. Ça fait longtemps que t’es à Lausanne. Il y a un effet caméléon.

N.R.: Franchement, je ne sais pas. Après je pense qu’il ne faut pas se dénaturer. Le stand-up signifie d’écrire son texte et de le vendre comme nous savons le faire. Il s’agit de défendre notre personnalité. Il faut croire à ce que l’on fait. Moi, je m’en fous: je peux avoir raison contre tout le monde… (rires). Personnellement, si il y a des vannes que je ne trouve pas drôles, je ne vais jamais les dire. Même pas pour faire plaisir au public. Donc c’est vraiment une démarche personnelle, un peu solitaire. Je suis content d’avoir une identité et d’ailleurs, je vois que les jeunes qui ratent sont ceux qui essaient d’imiter autre chose ou quelqu’un d’autre. Si on reste soi-même, on gagne tout de suite du respect mais si on essaie d’être quelqu’un d’autre, ça ne marche pas. Tout ça, ce sont des choses que l’on apprend un peu sur le tas.

T.W.: Avec Nath, il y a quelque chose de fascinant. Avec sa nonchalance, parfois, quand le public est un peu dissipé ou inattentif, le fait qu’il parle assez doucement et lentement, ça capte l’attention. Donc tout le monde est un peu sur le bord de son siège, en train de se pencher pour entendre ce qu’il dit et il y a une espèce de magnétisme. J’en ai vu pas mal essayer de copier cette nonchalance et d’imiter Rochat. Parce que Rochat, ça marche. Quand tu vas dans les Comedy Club, c’est lui qui fait le plus gros carton. Et les gens regardent ce qu’il fait et, au lieu de se pencher sur son texte vraiment drôle, il ne relèvent que sa nonchalance. Donc j’ai déjà vu des personnes qui arrivent avec leurs mauvaises vannes et rajoutent de la nonchalance par-dessus. Et on remarque tout de suite que ce n’est pas eux. Ce n’est pas naturel. De plus que, jouer la nonchalance en soi, ce ne sera jamais drôle. C’est donc impératif de rester soi-même car le public voit à travers. Donc, soit on fait un personnage à 100% et c’est alors de la comédie, soit alors on mise sur le naturel. Donc ceux qui imitent la nonchalance de Rochat, ils font fausse route. Vraiment. Pas besoin de mettre de copyright.

N.R.: Ouais, c’est une marque déposée (rires). Franchement, si je pouvais choisir, je n’opterais pas pour ce style-là (rires). Mais dans la région, ça suffit amplement. Dans l’économie Suisse Romande, on peut survivre. Après, si j’étais à Londres, il aurait fallu que je trouve autre chose mais pour ici, ça suffit. [ndlr, sortie de Nathanaël Rochat].

Le slam fait partie intégrante de toi aussi ?

T.W.: Bon, là c’est un peu la partie la plus controversée. Il y a plusieurs humoristes qui me disent que ça ne sert à rien et ils me chambrent un peu. Mais c’est un peu comme ça que j’ai commencé quand j’étais aux études comme Nathanaël l’a souligné dans le spectacle. Les critiques qui me sont souvent adressées tournent autour d’un manque de rythme. Ils disent qu’il y a des blagues tout le temps. Alors, moi je prends ça comme un compliment et les autres le prennent comme critique. Voilà un sujet sur lequel on arrivera jamais à s’entendre. Ils me disent que parfois: « on en a marre de rigoler ». On me reproche souvent un manque de mise en scène, un manque de rupture de style, un vide musical, etc… Alors, des fois, quand j’ai joué une heure et que mes vannes sont épuisées, je fais un slam. Quand je joue à lausanne, j’aime bien parler de Lausanne [ndlr, son slam est une déclaration à Lausanne]. J’ai tendance à tout critiquer mais Lausanne j’aime bien. Mais des slams je n’en fais plus beaucoup. Ce texte, c’est un peu une fraude parce que je pense que ça fait quatre ans que je l’ai écrit [ndlr, à propos du slam de conclusion de spectacle]. Je le remets de temps en temps un petit peu à jour et quand je joue à Lausanne, je le ressors. Après, ce que je trouve très vexant, c’est quand les gens me disent que ce qu’ils ont préféré dans le spectacle, c’est le slam. Moi, c’est pas du tout ce que je préfère. C’est vrai que ce slam est un peu l’origine de mon humour. C’est sur un slam que j’ai fait marré les gens pour la première fois. De façon semi-professionnelle, on va dire. Au début, j’en mettais dans mes spectacles. Je parlais, faisais un break, faisais un slam, puis reprenais les blagues. Et lentement, j’ai réalisé que ce qui me faisait marrer, c’était écrire. Tout ce qui était forme, mise en scène, cela ne m’intéressait pas. Je mise sur l’écriture car je ne sais pas jouer. Donc le slam, c’est pour moi et c’est pour faire un peu autre chose aussi. Moi je suis vraiment de l’avis, comme dit Nath, on fait ce que l’on aime et je concorde avec le fait que si l’on fait du stand-up, on peut être drôle. Car beaucoup disent: « le stand-up, ça va 15 minutes. » Je ne suis pas d’accord. Nath me fait marrer sur une heure. Mes idoles anglaises et américaines me font rire sur une heure, voire même deux. Si c’est drôle, je m’en fous que le mec ne bouge pas ou ne fasse pas une voix marrante ou autre. Et parfois l’inverse m’énerve. Si l’humoriste surjoue et que ce n’est pas drôle, c’est triste car c’est se cacher [derrière un faux masque]. Donc le slam je le fais sur 5% de mes spectacles et je le fais parce que mon public, c’est aussi mes amis et je sais qu’ils aiment bien. En tout cas, ce ne sera jamais mon cheval de bataille.

Enfin, après avoir fini tes études d’HEC [ndlr, Hautes Études Commerciales] à l’Université de Lausanne et après avoir acquis une plus que modeste notoriété, gardes-tu un lien étroit ou même distant avec l’UNIL ?

T.W.: Je suis resté à Lausanne, donc je ne suis déjà pas très loin. Il est clair qu’aujourd’hui, mes potes de l’UNIL, je les vois moins que mes amis de l’humour, mon métier. C’est même normal parce que t’est toujours plus proche de l’entourage qui compose ton activité actuelle que celles passées. J’ai, néanmoins gardé pas mal de liens à l’UNIL. Je commence à être vieux donc mes anciens amis n’y sont plus mais quand j’ai arrêté après mon Bachelor, la plupart de mes potes ont continué en Master. Alors, je retournais manger avec eux. J’aime bien, je le fais toujours un peu. Je joue souvent à l’EPFL. Fréquence Banane organisent toujours pas mal d’évènements et ils essaient toujours de m’inviter. Deux, trois fois à l’UNIL également même si ça bouge un petit peu moins. Récemment, HEC m’a invité pour parler de ma carrière, ce que j’ai trouvé assez marrant parce que quand j’ai quitté l’institution pour tenter ma chance, pas beaucoup de personnes y croyaient. Il y a encore beaucoup de monde qui me demande quand est-ce que je retourne dans un parcours plus traditionnel car ils pensent que l’humour est moins prometteur, moins bien payé par rapport à la finance. Alors que moi, c’est clairement supérieur et je n’ai aucune envie d’y retourner. Pour moi ce serait un échec de devoir utiliser un jour mon Bachelor. Mais j’aime bien retourner à l’UNIL et quand je peux parler aux étudiants de ma carrière, ça me fait marrer parce que je suis un peu l’exemple à ne pas suivre. Quand ils me demandent à quoi ont servi mes études, je leur réponds qu’ils ne m’ont servi à rien. Après, tu nuances un peu parce que t’apprends toujours des choses mais je pense que si j’avais su à 18 ans que j’aurais pu gagner ma carrière comme ça, raconter des conneries pour gagner de l’argent, je ne serais jamais allé à l’Université. Mais bon, avant, je n’avais pas eu le courage. Il a fallu que je grandisse un peu et que j’apprenne à connaître mes volontés. Je crois que l’UNIL n’est pas excellente pour beaucoup de raisons, mais pour cette raison, d’être sans cesse livré à soi-même et de devoir s’auto-déterminer — beaucoup ont ce problème-là — cela m’a permis de savoir que je ne voulais pas rester bosser dans un bureau pendant 30 ans. Je voulais écrire. Je voulais être journaliste à un temps mais cela n’a pas marché parce que je n’étais pas motivé à appeler les gens pour des enquêtes, des interviews, etc… Sur ce point, je suis assez misanthrope. Mais ensuite m’est venue l’idée de faire rire les gens. L’UNIL m’a alors permis de réaliser ce dont je voulais vraiment faire. Et maintenant, d’y retourner, ça fait bizarre parce que tu te sens rapidement vieux. Parce que quand tu vois qu’il y a des personnes qui sont en première année et qui ont entre six à neuf ans d’écart avec toi, t’as un peu mal au cul parce que tu réalises que quand t’as commencé, eux, ils avaient 12 ans et ça te fait quelque chose. Mais ça ne m’empêche pas de croire et d’avoir la sensation que j’ai quitté l’UNIL hier. Ma remise de diplôme, c’était il y a trois ans et j’ai l’impression que c’était hier. C’est assez ambivalent comme phénomène. Tu te sens à la fois assez proche et à la fois ému car tu sais que le plan de ta vie s’est forgé dans cette institution. L’ambiance de l’UNIL c’est un peu les meilleures années de ta vie et en même temps, tu ne les regrettes pas.

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About Yves Di Cristino (371 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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