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Shirley Souagnon: « Je veux rester universelle dans mes messages »

De passage à Lausanne au Lido Comedy & Club, Shirley Souagnon a embrasé la scène avant de nous concéder une interview sur la construction et l'établissement de son nouveau spectacle éponyme qui avance bon train. Rencontre.

affiche_shirley_souagnonPremièrement, nous allons pousser l’ironie jusqu’au bout… Il n’y a pas eu de problèmes à la frontière ?

Non, il n’y a pas eu de problèmes, ça a été. Pour partir oui, mais sinon ça a été.

Nous n’allons pas rester dans la politique. Bravo pour votre performance drôle et instructive de ce soir. Vous êtes au Lido Comedy & Club pendant deux jours (ndlr, 14 et 15 février 2014). Quel effet cela vous fait de faire escale à Lausanne dans une plus petite salle que vous connaissez (peut-être) d’habitude ?

Ah non, détrompez-vous! C’est une impression. Ce n’est pas parce que je fais de la télévision que je côtoie de grandes salles. Je fais du stand-up et le stand-up demande un réel rapport humain. C’est pour cela que j’aime beaucoup les petites salles. C’est quelque chose qui me plait et je n’ai pas envie de lâcher. Donc je ferais aussi des grandes salles mais, plus exceptionnellement des petites.

Après votre premier spectacle qui vient de se terminer récemment, vous venez à Lausanne pour « tester » votre sketch ?

Absolument, je teste pour voir si le public suit et réagit. Parce que c’est important aussi de voir l’effet obtenu en dehors de la France. C’est bien d’avoir un spectacle et des choses à raconter qui sont universelles. Je trouve que c’est important de ne surtout pas trop se cantonner au territoire français. De plus que j’ai envie de déménager très vite de la France. Pas forcément pour venir en Suisse (rires). Mais en tout cas, mon but est vraiment de rester universelle dans mes messages.

Y a-t-il des ratures après ce passage ?

Pas de ratures mais plutôt des ajouts. Parce qu’aujourd’hui, j’ai fait un mix entre mon nouveau spectacle et le nouveau. Donc les restes de l’ancien vont bouger et il restera un trou.

Chroniqueuse aussi sur Europe 1 avec Willy Rovelli dans l’émission d’Anne Roumanoff. À l’aune de la réponse donnée par Willy Rovelli (ndlr, interview du 25 janvier 2014), vous considérez-vous plutôt comme chroniqueuse ou humoriste ?

Oh non, humoriste. J’étais humoriste et c’est comme tel qu’ils sont venus me chercher pour venir raconter des blagues à la radio. Donc chroniqueuse ne veut pas dire grand chose pour moi. Je suis humoriste à la radio, on va dire.

Quel rôle a eu pour vous « On n’demande qu’à en rire », l’émission de Laurent Ruquier sur France 2 ? Vous y avez fait une trentaine de passages, était-ce un tremplin pour votre carrière — surtout que vus avez gagné des prix avant « ondar »…

Oui avant « ondar », j’avais gagné « La Route du Rire » en 2009, un concours sur France 4, qui était donc diffusé nationalement et qui m’a fait plus ou moins connaître. J’ai gagné un passage à Montreux, présenté par Laurent Ruquier justement et c’est à ce moment-là qu’il m’a dit qu’il faisait une nouvelle émission et qu’il m’invitait à y participer. J’ai été d’accord. Maintenant, cela m’a apporté une visibilité évidente mais surtout un travail acharné sur l’écriture parce qu’on vous demande d’écrire des sketch en très peu de temps. Un bon stand-up, pour moi, s’établit en une année. On peut l’écrire en une semaine mais le temps de le jouer pour l’améliorer prend un peu de temps. Donc trois jours pour écrire un sketch reste dans l’ordre de l’impossible. C’est n’importe quoi. Toute la France te voit faire « de la merde » (rires) et elle aime ça! Donc, en gros, l’émission m’a apporté énormément d’endurance et de dextérité du cerveau, parce qu’il faut réfléchir super vite.

Cela semble invraisemblable. Vous avez vraiment trois jours pour préparer votre sketch à « ondar » ?

Oui, vraiment. On a trois jours parce qu’à côté, on a aussi notre vie. On te donne le sujet une semaine avant et, en général, t’essaies de te concentrer dessus pendant au moins trois jours. On a aussi d’autres choses à faire. On n’est pas des produits 100% « On n’demande qu’à en rire », ni élevés dans un troupeau (rires).

Y a-t-il des liens qui se sont tissés depuis vos passage à l’émission avec d’autres humoristes voir avec Laurent Ruquier ou Catherine Barma ?

C’est en tout cas une bonne blague de votre part (rires). Non je plaisante. Oui, avec les humoristes parce qu’on se connaissait déjà avant l’émission et humoriste était déjà notre métier avant celle-ci.

Vous vous envolez vers Royan, puis Nantes. Votre programme futur est-il déjà connu ?

Oui, j’ai d’autres dates encore après Nantes, mais pas beaucoup. Parce qu’après je fais mon spectacle avec les musiciens. Je passe le 22 avril à Paris avec eux et ensuite je vais attendre la rentrée parce que j’ai aussi envie de me reposer et me ressourcer, mais surtout parce que maintenant j’ai une production et je suis cheffe d’entreprise. Ça me prend beaucoup de temps donc je dois diviser mon temps comme je peux.

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About Yves Di Cristino (300 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Étudiant en sciences sociales et politiques à l'Université de Lausanne.

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